Online-Katalog
11. März 2026 - Internationale Kunst bis 1900
Auktion Christie’s, London, 26.6.1970, Los 86
Sammlung Neumann, Gingins
Alistair Smith, Presented by the Misses Rachel F. and Jean I. Alexander: Seventeen Paintings for the National Gallery, in: Burlington Magazine, September 1972, S. 633, Nr. 6415.
Anne Dubois de Groër, Corneille de La Haye dit Corneille de Lyon, Paris, Arthena, 1996, S. 151, Nr. 41 (unter den Repliken aufgeführt und mit Nr. 41B verwechselt).
Wir danken Alexandra Zvereva für die Bestätigung der Authentizität am 9.12.2025 nach einer persönlichen Begutachtung, sowie für die Unterstützung bei der Katalogisierung.
Corneille de La Haye est mieux connu aujourd’hui comme Corneille de Lyon du nom de la ville où il s’était installé au début des années 1530. L’artiste s’y est fait une spécialité de petits portraits sur fonds colorés prisés à la fois par une clientèle locale de notables, marchands et magistrats, que par les gentilshommes et les dames de la cour de France. Fort du titre honorifique du peintre du Dauphin Henri, futur Henri II, Corneille a pu représenter les membres les plus éminents de l’entourage de François Ier y compris les Fils et les Filles de France. À l’inverse des portraits des riches Lyonnais, destinés à un usage strictement privé, les effigies des courtisans avaient un statut presque officiel et pouvaient bénéficier d’une large diffusion. Le peintre n’hésitait pas alors à en tirer plusieurs versions et les répliques pouvaient être vendues dans son atelier pour alimenter les galeries. L’existence d’au moins quatre versions de ce portrait atteste donc de l’importance du personnage, même si à ce stade, rien ne permet de l’identifier. Il s’agit indubitablement d’un prélat, sans doute un évêque, faisant partie des familiers du roi. Les formes vestimentaires, dont celle de la barrette, correspondent davantage à la fin des années 1540 qu’à 1536, date proposée par Anne Dubois de Groër. Le modèle serait alors à rechercher parmi les proches de Henri II. C’est un homme ayant dépassé la trentaine, le visage plein, le nez fort, les yeux bleus et les cheveux bruns tirant sur le roux. Il existe une légère ressemblance avec Pierre de Mareuil, abbé de Brantôme et évêque de Lavaur, aumônier ordinaire du roi, dont le portrait dessiné par François Clouet est conservé à Chantilly (inv. MN 223, fig. 1). Mais elle n’est pas suffisante pour affirmer qu’il s’agit bien du même modèle. La version conservée à la National Gallery (inv. NG6415), d’une écriture très libre et le manteau traité en quelques touches brossées, semble être la première, réalisée directement lors de la séance de pose. Les répliques de l’ancienne collection Seligmann (connue par une reproduction dans le catalogue de l’exposition à Paris en 1907, cat. 525) et du musée Jacquemart-André (inv. 413) sont d’une qualité nettement inférieure qui fait penser au travail d’atelier. D’une extrême finesse, le présent panneau est au contraire pleinement autographe comme l’a confirmé Alexandra Zvereva. Un léger dessin sous-jacent confirme qu’il s’agit d’une reprise du tableau londonien, mais le rendu est soigné et attentif sans se départir d’une souplesse du trait caractéristique de Corneille. Certains de ses autres portraits des Grands sont également connus à travers une version peinte rapidement et une autre minutieusement exécutée.
Corneille de La Haye ist heute besser bekannt als Corneille de Lyon, nach der Stadt, in der er sich Anfang der 1530er Jahre niedergelassen hatte. Der Künstler spezialisierte sich dort auf kleine Porträts vor farbigen Hintergründen, die sowohl bei einer lokalen Kundschaft aus Berühmtheiten, Kaufleuten und Magistraten als auch bei den Edelleuten und Damen des französischen Hofes geschätzt wurden. Dank des Ehrentitels Maler des Dauphins Henri, des späteren Heinrich II., konnte Corneille de La Haye die prominentesten Mitglieder des Umfelds von Franz I., einschliesslich der Fils et Filles de France, malen. Im Gegensatz zu den Porträts wohlhabender Lyoner, die ausschliesslich für den privaten Gebrauch bestimmt waren, hatten die Abbilder der Höflinge einen fast offiziellen Status und konnten weit verbreitet werden. Der Maler zögerte daher nicht, mehrere Versionen anzufertigen, und Repliken konnten in seinem Atelier verkauft werden, um Galerien zu beliefern. Die Existenz von mindestens vier Versionen dieses Porträts belegt daher die Bedeutung der dargestellten Person, auch wenn sich zu diesem Zeitpunkt keine eindeutige Identifizierung vornehmen lässt. Es handelt sich zweifellos um einen Prälaten, vermutlich einen Bischof, der zu den Vertrauten des Königs gehörte. Die Bekleidungsformen, einschliesslich des Barrets, entsprechen eher dem Ende der 1540er Jahre als 1536, dem von Anne Dubois de Groër vorgeschlagenen Datum. Das Modell müsste daher unter den Vertrauten Heinrichs II. gesucht werden. Es handelt sich um einen Mann über dreissig, mit vollmundigem Gesicht, markanter Nase, blauen Augen und braun-rötlichem Haar. Eine gewisse Ähnlichkeit besteht zu Pierre de Mareuil, Abt von Brantôme und Bischof von Lavaur, ordentlicher Almosenier des Königs, dessen gezeichnetes Porträt von François Clouet in Chantilly (Inv. MN 223, Abb. 1) erhalten ist. Diese Ähnlichkeit reicht jedoch nicht aus, um eine sichere Identifizierung zu erlauben. Die in der National Gallery aufbewahrte Version (Inv. NG6415), mit sehr freier Pinselführung und dem Mantel in wenigen Pinselstrichen ausgeführt, scheint die erste Version zu sein, direkt nach der Sitzung gemalt. Die Repliken aus der ehemaligen Sammlung Seligmann (bekannt durch eine Reproduktion im Ausstellungskatalog Paris 1907, Kat. 525) und dem Musée Jacquemart-André (Inv. 413) sind qualitativ deutlich schwächer, was auf Atelierarbeit schliessen lässt. Das vorliegende, äusserst feine Tafelbild hingegen ist vollautograph, wie Alexandra Zvereva bestätigt. Eine leichte Unterzeichnung bestätigt, dass es sich um eine Überarbeitung des Londoner Bildes handelt, jedoch ist die Ausführung sorgfältig und aufmerksam, ohne die für de La Hayes typische Lockerheit der Linie zu verlieren. Auch einige seiner anderen Porträts von Hofgrössen sind in Varianten bekannt: eine schnell gemalte Version und eine sorgfältig ausgeführte.
Porträt eines Prälaten, um 1550
Öl auf ausgedünnter und doublierter Holztafel
16,5 x 13,3 cm (Lichtmass)
CHF 80'000 – 120'000
Verkauft fürCHF 546'208
Auktion Christie’s, London, 26.6.1970, Los 86
Sammlung Neumann, Gingins
Alistair Smith, Presented by the Misses Rachel F. and Jean I. Alexander: Seventeen Paintings for the National Gallery, in: Burlington Magazine, September 1972, S. 633, Nr. 6415.
Anne Dubois de Groër, Corneille de La Haye dit Corneille de Lyon, Paris, Arthena, 1996, S. 151, Nr. 41 (unter den Repliken aufgeführt und mit Nr. 41B verwechselt).
Wir danken Alexandra Zvereva für die Bestätigung der Authentizität am 9.12.2025 nach einer persönlichen Begutachtung, sowie für die Unterstützung bei der Katalogisierung.
Corneille de La Haye est mieux connu aujourd’hui comme Corneille de Lyon du nom de la ville où il s’était installé au début des années 1530. L’artiste s’y est fait une spécialité de petits portraits sur fonds colorés prisés à la fois par une clientèle locale de notables, marchands et magistrats, que par les gentilshommes et les dames de la cour de France. Fort du titre honorifique du peintre du Dauphin Henri, futur Henri II, Corneille a pu représenter les membres les plus éminents de l’entourage de François Ier y compris les Fils et les Filles de France. À l’inverse des portraits des riches Lyonnais, destinés à un usage strictement privé, les effigies des courtisans avaient un statut presque officiel et pouvaient bénéficier d’une large diffusion. Le peintre n’hésitait pas alors à en tirer plusieurs versions et les répliques pouvaient être vendues dans son atelier pour alimenter les galeries. L’existence d’au moins quatre versions de ce portrait atteste donc de l’importance du personnage, même si à ce stade, rien ne permet de l’identifier. Il s’agit indubitablement d’un prélat, sans doute un évêque, faisant partie des familiers du roi. Les formes vestimentaires, dont celle de la barrette, correspondent davantage à la fin des années 1540 qu’à 1536, date proposée par Anne Dubois de Groër. Le modèle serait alors à rechercher parmi les proches de Henri II. C’est un homme ayant dépassé la trentaine, le visage plein, le nez fort, les yeux bleus et les cheveux bruns tirant sur le roux. Il existe une légère ressemblance avec Pierre de Mareuil, abbé de Brantôme et évêque de Lavaur, aumônier ordinaire du roi, dont le portrait dessiné par François Clouet est conservé à Chantilly (inv. MN 223, fig. 1). Mais elle n’est pas suffisante pour affirmer qu’il s’agit bien du même modèle. La version conservée à la National Gallery (inv. NG6415), d’une écriture très libre et le manteau traité en quelques touches brossées, semble être la première, réalisée directement lors de la séance de pose. Les répliques de l’ancienne collection Seligmann (connue par une reproduction dans le catalogue de l’exposition à Paris en 1907, cat. 525) et du musée Jacquemart-André (inv. 413) sont d’une qualité nettement inférieure qui fait penser au travail d’atelier. D’une extrême finesse, le présent panneau est au contraire pleinement autographe comme l’a confirmé Alexandra Zvereva. Un léger dessin sous-jacent confirme qu’il s’agit d’une reprise du tableau londonien, mais le rendu est soigné et attentif sans se départir d’une souplesse du trait caractéristique de Corneille. Certains de ses autres portraits des Grands sont également connus à travers une version peinte rapidement et une autre minutieusement exécutée.
Corneille de La Haye ist heute besser bekannt als Corneille de Lyon, nach der Stadt, in der er sich Anfang der 1530er Jahre niedergelassen hatte. Der Künstler spezialisierte sich dort auf kleine Porträts vor farbigen Hintergründen, die sowohl bei einer lokalen Kundschaft aus Berühmtheiten, Kaufleuten und Magistraten als auch bei den Edelleuten und Damen des französischen Hofes geschätzt wurden. Dank des Ehrentitels Maler des Dauphins Henri, des späteren Heinrich II., konnte Corneille de La Haye die prominentesten Mitglieder des Umfelds von Franz I., einschliesslich der Fils et Filles de France, malen. Im Gegensatz zu den Porträts wohlhabender Lyoner, die ausschliesslich für den privaten Gebrauch bestimmt waren, hatten die Abbilder der Höflinge einen fast offiziellen Status und konnten weit verbreitet werden. Der Maler zögerte daher nicht, mehrere Versionen anzufertigen, und Repliken konnten in seinem Atelier verkauft werden, um Galerien zu beliefern. Die Existenz von mindestens vier Versionen dieses Porträts belegt daher die Bedeutung der dargestellten Person, auch wenn sich zu diesem Zeitpunkt keine eindeutige Identifizierung vornehmen lässt. Es handelt sich zweifellos um einen Prälaten, vermutlich einen Bischof, der zu den Vertrauten des Königs gehörte. Die Bekleidungsformen, einschliesslich des Barrets, entsprechen eher dem Ende der 1540er Jahre als 1536, dem von Anne Dubois de Groër vorgeschlagenen Datum. Das Modell müsste daher unter den Vertrauten Heinrichs II. gesucht werden. Es handelt sich um einen Mann über dreissig, mit vollmundigem Gesicht, markanter Nase, blauen Augen und braun-rötlichem Haar. Eine gewisse Ähnlichkeit besteht zu Pierre de Mareuil, Abt von Brantôme und Bischof von Lavaur, ordentlicher Almosenier des Königs, dessen gezeichnetes Porträt von François Clouet in Chantilly (Inv. MN 223, Abb. 1) erhalten ist. Diese Ähnlichkeit reicht jedoch nicht aus, um eine sichere Identifizierung zu erlauben. Die in der National Gallery aufbewahrte Version (Inv. NG6415), mit sehr freier Pinselführung und dem Mantel in wenigen Pinselstrichen ausgeführt, scheint die erste Version zu sein, direkt nach der Sitzung gemalt. Die Repliken aus der ehemaligen Sammlung Seligmann (bekannt durch eine Reproduktion im Ausstellungskatalog Paris 1907, Kat. 525) und dem Musée Jacquemart-André (Inv. 413) sind qualitativ deutlich schwächer, was auf Atelierarbeit schliessen lässt. Das vorliegende, äusserst feine Tafelbild hingegen ist vollautograph, wie Alexandra Zvereva bestätigt. Eine leichte Unterzeichnung bestätigt, dass es sich um eine Überarbeitung des Londoner Bildes handelt, jedoch ist die Ausführung sorgfältig und aufmerksam, ohne die für de La Hayes typische Lockerheit der Linie zu verlieren. Auch einige seiner anderen Porträts von Hofgrössen sind in Varianten bekannt: eine schnell gemalte Version und eine sorgfältig ausgeführte.