Online-Katalog
11. März 2026 - Internationale Kunst bis 1900
Sammlung Colonel John Alston, London
Auktion Christie’s, London, 27.6.1969, Los 107
Auktion Piguet Hôtel des Ventes, Genf, 27.4.2017, Los 209
Klaus Ertz, Josse de Momper der Jüngere: Die Gemälde mit kritischem OEuvrekatalog, Freren, Luca Verlag, 1986, S. 187, S. 373 und S. 553, Nr. 318, mit Abb.
Klaus Ertz und Christa Nitze-Ertz, Jan Brueghel Der Ältere (1568–1625). Die Gemälde, Bd. IV, Lingen, Luca Verlag, 2008–10, S. 1499, Nr. 705 (als Jan Brueghel d. Ältere und Joos de Momper d. Jüngere).
Il y a de quoi se sentir petits et insignifiants face aux paysages peints par Joos de Momper. Il représente ici différents voyageurs et pèlerins évoluant à pied, à cheval ou en calèche à travers des chemins sinueux flanqués de rochers. À gauche, dans le contrebas, est figuré un village au bord d’une étendue d’eau tandis qu’au loin s’étend un remarquable paysage montagneux dans les tons bleutés. Particulièrement prolifique, l’Anversois Joos de Momper se spécialise dans le domaine du paysage réalisant de vastes panoramas boisés et montagneux. Il constitue une figure clé de la mutation que connaît la peinture de paysage flamande de cette période qui renonce peu à peu à la représentation de paysages panoramiques imaginaires de la fin du XVIe siècle pour produire des vues plus réalistes à partir du début du XVIIe siècle. Son voyage en Italie, qu’il effectue vers 1598, précédé de la traversée des Alpes suisses, permet à Joos de Momper de découvrir des paysages monumentaux et violents, étrangers aux yeux d’un artiste originaire des plates provinces du Nord. Les nombreux dessins qu’il effectue lors de son voyage et qu’il rapporte par la suite à Anvers lui permettent de développer son talent à dépeindre les rochers, les torrents et les perspectives fuyantes. Il se constitue en outre un solide répertoire de motifs qu’il réemploie à plusieurs reprises dans ses tableaux qui présentent néanmoins une grande part d’invention. La technique de l’artiste, bien lisible sur cet important tableau, se caractérise par des petits coups de pinceaux rapides et fluides qui définissent les contours du premier plan tandis qu’il emploie des petits points réguliers pour créer la perspective aérienne. Comme c’était l’usage à cette époque dans les anciens Pays-Bas, Joos de Momper collaborait fréquemment avec d’autres artistes. Les peintres flamands et hollandais adoptent en effet au cours du XVIe siècle un mode de production marqué par la division du travail et la spécialisation des genres. Dès les années 1612–1613, il s’associe à Jan Brueghel l’Ancien afin qu’il réalise les personnages qui arpentent les pentes escarpées de ses paysages montagneux. C’est d’ailleurs de cette décennie que Klaus Ertz date notre tableau.
Hügelige Landschaft mit Kapelle, 1610–15
Öl auf Eichenholz
45 x 73 cm
CHF 50'000 – 80'000
Verkauft fürCHF 63'513
Sammlung Colonel John Alston, London
Auktion Christie’s, London, 27.6.1969, Los 107
Auktion Piguet Hôtel des Ventes, Genf, 27.4.2017, Los 209
Klaus Ertz, Josse de Momper der Jüngere: Die Gemälde mit kritischem OEuvrekatalog, Freren, Luca Verlag, 1986, S. 187, S. 373 und S. 553, Nr. 318, mit Abb.
Klaus Ertz und Christa Nitze-Ertz, Jan Brueghel Der Ältere (1568–1625). Die Gemälde, Bd. IV, Lingen, Luca Verlag, 2008–10, S. 1499, Nr. 705 (als Jan Brueghel d. Ältere und Joos de Momper d. Jüngere).
Il y a de quoi se sentir petits et insignifiants face aux paysages peints par Joos de Momper. Il représente ici différents voyageurs et pèlerins évoluant à pied, à cheval ou en calèche à travers des chemins sinueux flanqués de rochers. À gauche, dans le contrebas, est figuré un village au bord d’une étendue d’eau tandis qu’au loin s’étend un remarquable paysage montagneux dans les tons bleutés. Particulièrement prolifique, l’Anversois Joos de Momper se spécialise dans le domaine du paysage réalisant de vastes panoramas boisés et montagneux. Il constitue une figure clé de la mutation que connaît la peinture de paysage flamande de cette période qui renonce peu à peu à la représentation de paysages panoramiques imaginaires de la fin du XVIe siècle pour produire des vues plus réalistes à partir du début du XVIIe siècle. Son voyage en Italie, qu’il effectue vers 1598, précédé de la traversée des Alpes suisses, permet à Joos de Momper de découvrir des paysages monumentaux et violents, étrangers aux yeux d’un artiste originaire des plates provinces du Nord. Les nombreux dessins qu’il effectue lors de son voyage et qu’il rapporte par la suite à Anvers lui permettent de développer son talent à dépeindre les rochers, les torrents et les perspectives fuyantes. Il se constitue en outre un solide répertoire de motifs qu’il réemploie à plusieurs reprises dans ses tableaux qui présentent néanmoins une grande part d’invention. La technique de l’artiste, bien lisible sur cet important tableau, se caractérise par des petits coups de pinceaux rapides et fluides qui définissent les contours du premier plan tandis qu’il emploie des petits points réguliers pour créer la perspective aérienne. Comme c’était l’usage à cette époque dans les anciens Pays-Bas, Joos de Momper collaborait fréquemment avec d’autres artistes. Les peintres flamands et hollandais adoptent en effet au cours du XVIe siècle un mode de production marqué par la division du travail et la spécialisation des genres. Dès les années 1612–1613, il s’associe à Jan Brueghel l’Ancien afin qu’il réalise les personnages qui arpentent les pentes escarpées de ses paysages montagneux. C’est d’ailleurs de cette décennie que Klaus Ertz date notre tableau.