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11. März 2026 - Internationale Kunst bis 1900
Ronald A. Lee, London (Juni 1966, als Dirck Bouts)
Auktion Sotheby’s, London, 25.6.1969, Los 61 (als Albert Bouts)
Sammlung Neumann, Gingins
Apollo, Juni 1966, lxxi-lxxii.
Katrin Dyballa und Stephan Kemperdick, Niederländische und französische Malerei 1400–1480, Berlin, Michael Imhof Verlag, 2024, S. 502–503, Kopie 3.
Cette oeuvre reprend une composition d’Hugo van der Goes (c. 1430/1440–1482) conservée à la Gemäldegalerie de Berlin (cat. n° 1622, fig. 1). Nous connaissons un pendant à ce tüchlein (tempera sur une toile de lin finement tissée, non préparée et non vernie) d’Hugo van der Goes représentant une déposition du Christ, aujourd’hui conservée à la Phoebus Collection à Anvers. Ces deux oeuvres mettent en évidence deux formes de souffrance : physique et émotionnelle. Katrin Dyballa et Stephan Kemperdick, dans leur récent catalogue sur les collections de la Gemäldegalerie de Berlin, situent le tableau d’Hugo van der Goes autour de 1480. Notre panneau a été précédemment associé à l’oeuvre de Dirk Bouts dont la technique était proche de celle d’Hugo van der Goes. Par ailleurs, Bouts réalise également plusieurs tüchleins dans les années 1450 et peint notamment une mise au tombeau (Londres, National Gallery, n° NG664) qui peut être mise en relation avec le pendant d’Hugo van der Goes de la Phoebus Collection. Des rapprochements peuvent également être faits avec les travaux de Joos van Wassenhove (ou Juste de Gand) et du cercle de Rogier van der Weyden, notamment dans le traitement des attitudes et des visages. Une attribution à Albert Bouts (vers 1452/1460–1549) avait été donnée par Sotheby’s en 1969. Fils de Dirk Bouts, Albert reprend les modèles de son père et est profondément marqué par l’art d’Hugo van der Goes. Si certaines physionomies, comme les visages longs aux nez fins et les petites bouches représentés sur notre panneau, se retrouvent chez Albert Bouts comme sur sa Vierge à l’Enfant (huile sur panneau, 35 × 23 cm, collection particulière, Montréal) ou sur la Vierge du Suermondt-Ludwig-Museum d’Aix-la-Chapelle (n° 57a), de nombreux doutes subsistent. Il est en revanche très probable que notre tableau fut peint vers 1500.
Die Jungfrau Maria, der Heilige Johannes und die Marien am Fusse des Kreuzes Jesu
Öl auf Holz
27 x 20,5 cm
CHF 40'000 – 60'000
Verkauft fürCHF 107'971
Ronald A. Lee, London (Juni 1966, als Dirck Bouts)
Auktion Sotheby’s, London, 25.6.1969, Los 61 (als Albert Bouts)
Sammlung Neumann, Gingins
Apollo, Juni 1966, lxxi-lxxii.
Katrin Dyballa und Stephan Kemperdick, Niederländische und französische Malerei 1400–1480, Berlin, Michael Imhof Verlag, 2024, S. 502–503, Kopie 3.
Cette oeuvre reprend une composition d’Hugo van der Goes (c. 1430/1440–1482) conservée à la Gemäldegalerie de Berlin (cat. n° 1622, fig. 1). Nous connaissons un pendant à ce tüchlein (tempera sur une toile de lin finement tissée, non préparée et non vernie) d’Hugo van der Goes représentant une déposition du Christ, aujourd’hui conservée à la Phoebus Collection à Anvers. Ces deux oeuvres mettent en évidence deux formes de souffrance : physique et émotionnelle. Katrin Dyballa et Stephan Kemperdick, dans leur récent catalogue sur les collections de la Gemäldegalerie de Berlin, situent le tableau d’Hugo van der Goes autour de 1480. Notre panneau a été précédemment associé à l’oeuvre de Dirk Bouts dont la technique était proche de celle d’Hugo van der Goes. Par ailleurs, Bouts réalise également plusieurs tüchleins dans les années 1450 et peint notamment une mise au tombeau (Londres, National Gallery, n° NG664) qui peut être mise en relation avec le pendant d’Hugo van der Goes de la Phoebus Collection. Des rapprochements peuvent également être faits avec les travaux de Joos van Wassenhove (ou Juste de Gand) et du cercle de Rogier van der Weyden, notamment dans le traitement des attitudes et des visages. Une attribution à Albert Bouts (vers 1452/1460–1549) avait été donnée par Sotheby’s en 1969. Fils de Dirk Bouts, Albert reprend les modèles de son père et est profondément marqué par l’art d’Hugo van der Goes. Si certaines physionomies, comme les visages longs aux nez fins et les petites bouches représentés sur notre panneau, se retrouvent chez Albert Bouts comme sur sa Vierge à l’Enfant (huile sur panneau, 35 × 23 cm, collection particulière, Montréal) ou sur la Vierge du Suermondt-Ludwig-Museum d’Aix-la-Chapelle (n° 57a), de nombreux doutes subsistent. Il est en revanche très probable que notre tableau fut peint vers 1500.